Le Récit

Appelé d’urgence au chevet de sa mère, Wahab, sur le chemin de l’hôpital, sent monter une colère irrépressible : cri d’angoisse contre la fatalité, cri de culpabilité, douleur de perdre sa mère et celle plus difficile encore de s’en libérer.

 

Cet événement tragique va être le point de départ d’une véritable quête identitaire et d’une libération.

 

Ce monologue puissant s’inscrit dans le grand puzzle de l’oeuvre de Mouawad, à la frontière entre des pièces majeures comme : Littoral, Incendies, Forêts et Seuls…

 

On y retrouve les thématiques chères à l’auteur comme : les liens du sang, la quête existentielle, le rêve, la filiation, les origines, la poésie et les arts.

 

Cette œuvre est un monologue frontal écrit comme un roman. Sa puissance dramatique repose sur la prise de parole d’un personnage en proie aux questions fondamentales du jeune garçon entrant dans l’âge adulte. Il erre, seul, ébranlé, en proie à ses peurs et ses rêves, à la recherche de sa propre révélation.

 

Un obus dans le cœur est une œuvre humaniste ; une ode à la jeunesse, à ses espoirs et à son courage.

 

Le texte est actif, d’une vitalité saisissante, d’une générosité rare, qui trouve son amplitude dramaturgique dans l’utilisation de plusieurs principes d’écriture comme, la narration active, les dialogues courts avec d’autres personnages, les flash-backs et les mises en abymes.

 

Il se découpe en séquences qui donnent des respirations à l’ensemble de l’œuvre et permettent un espace de création extra-linéaire à la fois simple et vaste. !

 

Ces principes d’écriture rejoignent par endroit les codes du scénario et ont pour effet de placer le personnage à la fois dans un rapport direct aux spectateurs et au cœur de l’action.

 

Le public est donc mon partenaire de jeu ; et parce qu’il me semblait dès la création que ce texte devait être entendu et partagé par le plus grand nombre, j’ai conçu deux versions du spectacle pour qu’il puisse s’adapter à tout type de salle.